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Liste des auteurs

Jean-Yves LOUDE

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Sciences Humaines et sociales

Originaire du pays bamiléké, Boniface Nguelo grandit durant la colonisation française.

Il est considéré par les siens comme un « enfant voyageur », né et mort deux fois avant de renaître une troisième fois. Témoin très jeune d’actes violents visant à refréner les désirs d’indépendance camerounais, il découvre la nécessité du voyage et décide de se renommer Magellan ! Il passe par la Guinée équatoriale, l’Espagne franquiste où il intègre l’école des Beaux-Arts d’Almeria et s’essaie au cinéma avant de s’installer définitivement en France. Acteur et spectateur du monde, il traverse les frontières et les péripéties de l’histoire grâce à son art jusqu’à donner la réplique à Jack Nicholson… Au fil des entretiens et des moments de partage avec Jean-Yves Loude qui fait chanter les mots, le lecteur suit le parcours d’un homme complet que rien ne destinait à pareille aventure. Au seuil de la vieillesse, il lui manque seulement de retourner au village, pour achever les rites qui lui permettront de devenir un digne ancêtre.

Jean-Yves Loude est né à Lyon, sur une presqu’île, entre les bras de deux fleuves qui se rejoignent pour filer vers la mer. À l’âge adolescent où les garçons rêvent de fureurs automobiles, il ne pense qu’à voyager, à découvrir le monde. C’est en lisant Alexandra David-Neel, Kipling, Kessel, Jules Verne et Tintin qu’il veut à son tour devenir explorateur. Il quitte l’Europe à vingt ans pour l’Inde, le Népal, le Pakistan, l’Afghanistan, l’Iran. Son premier grand voyage. Depuis, il ne cesse, avec sa compagne Viviane Lièvre, ethnologue et photographe, de parcourir les continents à la recherche de l’humain, et d’écrire sur les richesses des cultures, sur l’imaginaire des peuples. Il a vécu deux ans chez les Kalash, montagnards polythéistes de l’Himalaya au Pakistan, a fait plusieurs fois le tour du Cap-Vert, récolté des musiques créoles, escaladé la montagne de Tintin au Tibet, gravi le mont Cameroun et la forteresse de la princesse Antinéa au Sahara. Il a enquêté au Mali sur un roi mandingue disparu en mer, à Tombouctou derrière les façades de la ville secrète, ou à Lisbonne sur la mémoire occultée d’une présence africaine vieille de cinq siècles au bord du Tage. On a signalé son passage à Montréal, le temps d’une sonate littéraire en automne. Il a reçu la mission d’évaluer le mythe de la fondation de Brasilia. Il récolta l’identité des îles cacao du Milieu du Monde, en plein golfe de Guinée, à São Tomé et Príncipe. Il entreprit un voyage en bus de 5500 km, de Rio à l’Amazonie, pour rendre hommage au rôle essentiel joué par les Afro-descendants dans la construction de l’identité du Brésil. En Haïti, il repéra les Princes des Fatras qui transforment les déchets en œuvres d’art. Avant de filer en cargo pour les Açores afin de mesurer la dimension Sublime de l’archipel. Dernièrement, avec Viviane, toujours, il rejoignait Compostelle après un pèlerinage-enquête sur la disparition des représentations de la Vierge enceinte, jugées impudiques par des hommes de robe, déterminés à exclure le Féminin de tous les pouvoirs. Ses derniers livres sont deux nouveaux témoignages recueillis auprès de ressortissants de pays en grand mal d’avenir : l’Afghanistan Collection de chagrins et le Cameroun, L’Enfant Voyageur éd Magellan & Cie : pour ne pas baisser les bras…