À Berlin, en 2099, l’énergie est une ressource rare et coûteuse. Seuls quelques privilégiés peuvent se permettre de voyager.
Le citoyen lambda, lui, doit se contenter de monnayer ses pas, ou trouver d’autres moyens d’améliorer son quotidien. Sasha Jäger travaille pour Metropolia, un consortium qui lui confie des missions délicates – mais bien payées. De quoi financer, un jour, son voyage vers le Tennessee pour rejoindre l’amour de sa vie. Cette fois, il est chargé de découvrir l’identité des incendiaires d’un engin de construction, situé à la périphérie de la ville. Opération crapuleuse ? Sabotage commis par des écolos activistes ? Pour le découvrir, Sasha va devoir s’enfoncer dans les « bordures extérieures », cette zone peuplée de marginaux et de migrants.
Le premier volet de Metropolia avait frappé les esprits. Après Renaissance, NeoForest et Apogée, Fred Duval mettait en scène une ville-monde dans un récit d’anticipation faisant la part belle aux technologies. Naviguant entre le présent et un avenir possible, sinon probable, comme tout bon récit de SF, il donnait à voir ce que pourrait être notre monde de demain, relayé par le dessin très contemporain d’Ingo Römling. Cette deuxième enquête se poursuit dans cette volonté d’imaginer notre avenir en prenant appui sur notre quotidien. Tandis que certains exclus tentent d’oublier leurs conditions d’existence en se gavant de drogues comme le « Metapsy », d’autres choisissent d’émigrer pour fuir le changement climatique et s’offrir une meilleure vie. Bande dessinée politique dans le meilleur sens du terme, Metropolia conjugue avec subtilité art de la narration et vision humaniste pour dénoncer les murs que nous dressons autour de nous, témoins de nos peurs et de nos égoïsmes.
Ingo Römling est né à Francfort-sur-le-Main en 1969. Avant même l’école, il a appris à lire – sur les genoux de son père, avec la bande dessinée Astérix. Adolescent, lorsqu’il a vu pour la première fois le magazine ‘Heavy Metal’, il commence à rêver un jour d’être un artiste de bande dessinée. Mais quelques années se passent avant cela… Il travaille d’abord comme illustrateur, graphiste et directeur artistique pour diverses agences de publicité, ainsi que pour des maisons de disques. Vers 2008, il repense à son objectif et rejoignit l’équipe d’illustrateurs et d’auteurs de l’apocalypse zombie allemande « Die Toten » (« Les Morts »), qui connut un certain succès. En 2013, en collaboration avec l’auteur Peter Mennigen, il publie le premier volume de la série à succès Malcolm Max, sur un sympathique chasseur de fantômes à Londres victorienne. En 2014, Ingo Römling intègre l’équipe autour de la saga Star Wars en tant qu’illustrateur officiel de Disney. Il participe à l’adaptation en bande dessinée des séries TV Star Wars Rebels et Star Wars Resistance au nom de Panini. Il dessine également la version comique de l’aventure Han Solo Smuggler’s Run (La cavale du contrebandier de Greg Rucka. En 2018, il rencontre Richard Marazano et, l’année suivante, commence à dessiner la série Chroniques de l’univers dont le tome 3 sort chez Dargaud en 2024. Avec Fred Duval il publie Métropolia (Dargaud) en 2025.


