Le 6 septembre 1949 au soir, une jolie jeune femme brune est retrouvée morte quai de Javel, en bord de Seine, sans sac ni chaussures, manifestement rhabillée à la hâte puis déposée là par son assassin.
Elle est identifiée le lendemain : c’est Louise Cansot, le modèle le plus demandé par les peintres de Montparnasse. Quatre suspects se détachent. Cela ressemble au début d’un roman de Simenon, mais le commissaire Pinault, qui n’a pas le talent de Maigret, classe l’affaire faute d’avoir accumulé suffisamment d’indices. 75 ans plus tard, Philippe Jaenada va reprendre l’enquête à partir du dossier puis, comme à son habitude, en exhumant tous les documents, compulsant les vieux journaux, arpentant tous les lieux, sollicitant ses contacts aux archives, remontant le temps et allant jusqu’à Tréguier, village breton que la jeune Louise a quitté à 16 ans pour monter à Paris. Philippe Jaenada a lu ou relu tous les Maigret pour écrire ce livre, s’inspirant humblement et fidèlement des méthodes du commissaire fictif. Il va résoudre ce vrai meurtre, laissant le lecteur subjugué par la dextérité de son investigation et fasciné par cette jeune femme à laquelle il redonne un visage et une histoire.
Philippe Jaenada est l’auteur d’une douzaine de romans, dont Le Chameau sauvage (Julliard, 1997, prix de Flore), La Petite Femelle et La Serpe (Julliard, 2017, prix Femina) et plus récemment, chez Mialet-Barrault Éditeurs, Au printemps des monstres et La désinvolture est une bien belle chose (2021 et 2024). Il rejoint en cette rentrée littéraire les éditions Flammarion.


