Après l’immense succès de La Petite Bonne, Bérénice Pichat nous entraîne dans une zone grise de l’histoire pour questionner nos dilemmes moraux et notre humanité en temps de chaos.
Paris, 1942. Servane a dix-sept ans. La faim et le rationnement règlent ses journées. Pour elle, endurer, c’est rester honnête. Paul, ancien militaire désabusé, trafique avec tout le monde. Pour lui, profiter, c’est rester libre. Mais en 1943, le marché noir, combattu par Vichy, change de statut. Recrutée comme porteuse par Paul, Servane croit agir pour la Résistance. Touché par sa sincérité et sa droiture, Paul pense la protéger en lui mentant. Tandis que les frontières entre braves et salauds se floutent, que les dénonciations se multiplient dans l’interminable attente de la Libération, chacun s’enferme dans ses illusions, persuadé de jouer sa part d’héroïsme. Mais face aux violences ultimes de la guerre, chacun devra bientôt affronter le prix de ses choix.
Bérénice Pichat est professeure des écoles au Havre. La Petite Bonne (Les Avrils 2024, Le Livre de Poche, 2026), son premier roman publié nationalement, est une déflagration. Il remporte une trentaine de Prix dont le prestigieux Prix des libraires et s’écoule à 160 000 exemplaires. Dans Un marché noir, elle impressionne de nouveau par sa maîtrise du suspense, de la construction, de la tragédie.


