C’est l’histoire d’une « triplette épatante » : Fred (le cerveau malgré lui), Momo (le rasta hilare) et le Gros Robert (la force très tranquille qui vit encore chez sa maman).
Ces trois habitués du PMU, plus familiers du RSA que du monde de l’entreprise, se voient offrir un « plan en or » par les frères Peppone, des truands marseillais : reprendre une agence de pompes funèbres en faillite. Mais attention, ici les cercueils servent surtout de paravent à un trafic d’import-export bien opaque. Entre deux verres de Jack Daniels et les vapeurs de joints, nos trois bras cassés vont devoir apprendre le métier de croque-mort tout en essayant de ne pas devenir les prochains clients de l’agence.
Aujourd’hui domicilié à Saint-Étienne, Bruno Testa a longtemps été journaliste. De La Réunion où il a séjourné cinq ans, il a rapporté un roman picaresque Dépression tropicale (Quidam éditeur), Le Cadavre du Blanc (Grand océan), et un roman noir La Fête noir ou le retour de Sitarane (Orphie). On lui doit par ailleurs Le Poisson-ange (Michalon), L’Adoption (Quidam éditeur), et une série de récits sur cette France mi ouvrière mi rurale que l’on retrouve notamment dans la Plaine du Forez : Les Bals, Les Italiens, (Utopia Éditions) et Nos années glorieuses (Le Pommier). Avec Un grand coup de pompes, l’auteur signe un texte entre roman noir et comédie italienne.


